
Chemin des Crêtes du Jura
5.11 Mauborget – Ste-Croix.
montées: 677 mètres / descentes: 791 mètres / 16.95 kilomètres
temps de marche: 3h26 / temps total: 4h00
Sur le chemin ce matin, j’étais en train de me réjouir d’avoir à disposition en Suisse d’un réseau de transports publics performants qui me permettent selon la météo de soit redescendre en plaine ou de rentrer à la maison.
Il suffit de lire le blog d’Eric Steger pour voir que les conditions qu’il endure parfois sur son sentier des Appalaches sont totalement différentes. Il a notamment subit un orage lundi dernier qui lui a complètement rempli sa nouvelle tente d’eau et de boue. Et pas question pour lui de rentrer. Il a dû se débrouiller sur place. Nota bene: ce n’est pas comparable avec mon petit tour, il a franchi la semaine passée les 1’000 miles (donc plus de 1’600 km). Si vous êtes intéressés: http://www.trailjournals.com/journal/24844
Aujourd’hui je repart dans le bon sens depuis Mauborget. Au moins j’ai remarqué que deux chauffeurs de bus peuvent appréhender le croisement sur route étroite de manière différente. A Porsel déjà le chauffeur du bus avait toutes les peines à passer le village sur la demi-moitié de chaussée libre, le reste étant en cours d’asphaltage.
Arrivé à Mauborget, j’étais hors nuages. Mais bien sûr la plaine en était recouverte, donc pratiquement aucune vue sur les Alpes. Je suis donc parti en direction du Chasseron en me rappelant que Catia avait entendu à la radio qu’il fallait être prudent en forêt. Avec la pluie, les sols étaient détrempés et les arbres fragiles pouvaient être déracinés. J’en ai vu un, mais heureusement aucun ne m’a fait le coup en passant.

Comme vous l’avez compris avec la photo du jour, l’herbe était gorgée d’eau. J’avais donc les pieds complètement mouillés après 20 minutes de marche, surtout à cause d’un sentier avec de l’herbe haute. J’ai donc adapté mon allure pour éviter un frottement dans les chaussures et des désagréments plus importants.
Aujourd’hui devait être spécial pour les troupeaux croisés dans les pâturages. Tous mugissaient et des éléments isolés ou des groupes me suivaient presque systématiquement. J’ai même dû deux fois me retourner pour stopper certains téméraires qui s’approchaient trop près. Si quelqu’un connaît la psychologie animale, prière d’éclairer ma lanterne.
A un certain moment, le sommet est en vue et sans nuages. Avec le soleil, voilà qui redonne du pep pour continuer. Malheureusement au sommet, la vue sur les Alpes est toujours bouchée et des nuages commencent à se coller le long des flancs de la montagne.


Après le Chasseron se trouve un autre sommet nommé Petites Roches qui sert également d’arrivée à un tire-fesse. Je suis toujours étonné du nombre d’installations encore en fonction dans cette région.

Ensuite c’est la descente en direction de Ste-Croix. Dans ce « satané » Jura, il y a toujours des arbres pour cacher la vue. Donc je n’aperçois la ville qu’à la dernière minute. Comme Catia m’a demandé pourquoi Ste-Croix était connue, je vous livre la réponse Wikipedia: le lieu servait de point de passage du temps des romains. Ste-Croix est aussi connue pour ses boîtes à musique.

Demain, je reçois la 2ème dose de vaccin anti-covid. J’espère qu’il n’y aura pas d’effets secondaires. J’aimerais marcher ce weekend. A voir.
J’allais oublier l’animai du jour. J’ai essayé de prendre en photo un écureuil. Mais sans un bon téléobjectif, c’est impossible. Il ne me reste donc plus qu’à vous montrer à nouveau un adepte de l’humidité.




























































































































