Pour ce dernier jour, nous avons choisi de cheminer aux alentours de la ville. D’abord par le sentier des ponts, puis par le sentier panoramique. C’était un bon choix. Catia ne pouvant que difficilement se déplacer dans les descentes en raison de muscles endoloris aux cuisses. Il est vrai qu’un dénivelé de 1’700 mètres en descente peut laisser des traces.
Le sentier des ponts nous a fait découvrir 18 ponts de St-Gall sur un parcours de 8,5 km. Nous l’avons fait à rebours, de ce fait les pancartes explicatives se trouvaient toujours de l’autre côté des ponts. Ce fut une belle ballade montrant d’anciens et de nouveaux ponts pas forcément sur des rivières.
Aujourd’hui, notre objectif était de monter sur le Säntis et marcher en direction du Hoher Kasten en passant par le lac Fahlensee pour redescendre en vallée avec une autre télécabine. Selon SwissMobile, 16 km en 6h30. Les prospectus décrivant le lac « comme donnant l’impression d’être dans un fjord norvégien ».
Départ donc à 8h05 en direction d’Herisau avec le SOB pour prendre une autre branche de l’Appenzeller Bahn jusqu’à Urnäsch, prendre le car postal jusqu’à la station de la télécabine à Schwägalp et enfin monter en cabine au sommet.
Nous avons eu de la chance. Ce matin aucun nuage sur la chaîne de montagne. Nous nous trouvions à 2’502 mètres.
Une vue circulaire du sommet du Säntis.
Après quelques hésitations en voyant le chemin qui effectivement n’avait pas usurpé son classement en rouge comme chemin de montagne, nous nous sommes lancés pour la première section jusqu’à la cabane du Rotsteinpass.
Catia se tenant au câble avec le Säntis en arrière.Un petit passage dans la neige.En route pour passer la 2ème crête. Le chemin monte sur le côté droit.Au fond où la partie verte s’arrête se trouve le col de la 1ère étape.
Arrivés à la cabane/buvette du col, Nous avons eu l’impression que la 2ème section serait un peu plus dure que la 1ère. Le chemin se frayait un passage dans les rochers abruptes. Catia a eu le « malheur » de poser la question à une employée des remontées mécaniques. A sa question « vous voulez allez jusqu’au Hoher Kasten aujourd’hui ??? » Nous avons compris que 16 km à 3km/h pouvaient faire les 6h30 prévus, mais que cela ne tenait probablement pas compte de la fatigue physique du parcours.
Nous avons donc commencé à réfléchir à un itinéraire alternatif, les accès aux transports publics étant assez rares dans ces vallées latérales. Pour passer d’une à l’autre, c’est comme partir de Gros plané, monter au sommet du Moléson et redescendre de l’autre côté. Il faut donc bien planifier.
Nous avons décidé dans un premier temps de nous diriger sur Megisalp, puis de passer par un autre lac, le « Seealpsee » puis d’aller sur Wasserauen, tête de ligne de l’Appenzeller Bahn.
A Megisalp, un grand hôtel restaurant planté au milieu de nulle part et une terrasse pleine, malgré le fait que le seul moyen d’arriver est à pied. Environ 2h-2h30 depuis Wasserauen.
Alors que nous étions à cet endroit, quelques nuages commençaient à entourer le sommet du Säntis. Une montagne avec la même malédiction que le Moléson. Un chapeau coupant la vue.
La descente sur SeealpseeCatia qui tient absolument à me prendre en photo près du lac alors que je mange mon sandwich.Juste pour avoir une impression, l’arrivée sur Wasserauen. Le grand parking plein de voitures, juste à côté de la gare.
Le parcours a duré 5h30 pour 12,6 km et une descente de 1’700 mètres. Bonjour les genoux. Conclusion de cette balade. 1) il faudra revenir 2) il faudra partir du Hoher Kasten 3) il faudra prévoir deux jours avec un arrêt dans une cabane de montagne pour dormir.
Bien que je ne sois plus sur le jura. L’animal du jour, une chenille.
Le soir nous sommes retournés en vieille ville de St-Gall pour visiter une autre partie de ville. Et nous avons été au restaurant « Hans im Glück » qui acceptait la lunch-card et qui a aussi été la joie de Catia car il y avait des plats véganes, végétariens et normaux 😉 . Pour une fois sa salade était plus chère que mon Burger. Chacun a donc trouvé son compte.
Ce mercredi 21 juillet, nous sommes partis dans l’est de la Suisse. Nous allons dormir deux nuits à St-Gall et rayonner autour pour différentes activités.
Pour ce jour, j’ai prévu un sentier « de la santé » dont les panneaux explicatifs indiquent quelles sont les vertus des différentes plantes et leur utilisation possible. C’était pour Catia. Le départ est à Heiden et l’arrivée à St. Anton. J’ai choisi le sentier avec la vue sur le lac de Constance et la Säntis.
La route du car postal entre St-Gall et Heiden nous a fait passer dans des coins très vallonés. Cela nous a surpris après avoir voyagé sur le plateau. A Heiden, il y avait un petit jardin botanique au départ. Et devinez qui sentait toutes les plantes?
Catia en train d’arracher des feuilles pour les sentir.
Le sentier était sympa. Mais les panneaux ne donnaient (selon Catia) pas assez d’indications comment transformer la plante pour l’utiliser. Et comme d’habitude, pour avoir un effet, il faudrait en manger ou en boire régulièrement et en certaine quantité.
Sur le chemin nous avons eu la confirmation de notre passage dans les deux Rhodes.
En mettant le bâton dans la fente de la borne, nous avons pu nous faire une projection de la frontière entre le deux demi-cantons. Ce sentier n’a l’air de rien, mais il passe dans les quartiers de villas entre les parcelles à Oberegg. Art-Déco dans le quartier
Au col de St. Anton, nous sommes tombés sur une longue vue de la Raiffeisen qui avait la particularité, pour une fois, de faire apparaître lorsqu’on le tourne, le nom des sommets que l’on regarde. Cet appareil à l’air d’un moteur d’avion, mais j’ai vraiment apprécié cette aide. Dommage par contre que la brume persistance ait cachée une bonne partie des montagnes, dont le Säntis.
Exemple pratique par Catia.Vous n’arriverez pas à lire. Les textes blancs (flous) montre le fonctionnement.
Nous sommes redescendus de St. Anton en direction de Trogen, puis avons pris l’Appenzeller Bahn pour nous rendre à Appenzell. C’était la 1ère fois que je prenais un train qui se déplaçait à coté de la route en épousant les mêmes courbes et déclivités pour passer d’une vallée à l’autre. Parfois on avait presque la sensation d’être sur une montagne russe. Le train ressemblait plus à un tram avec une articulation en petite sections.
A Appenzell, l’angoisse pour moi. Dans ce petit centre ville, il y avait tellement de personnes que j’ai presque eu des vertiges. Heureusement que nous avons fait un tour ensuite hors des quartiers touristiques. Nous avons essayé de visiter la fabrique qui produit les Alpenbitter, mais cela n’était pas possible. J’ai acheté par contre deux petites bouteilles et du thé produit localement.
Durant le tour, nous avons trempé nos pieds dans la rivière.
Le mode normal.Le mode Catia (qui avait froid aux pieds).
Le soir petit tour en vieille ville de St-Gall avec petite visite de l’enceinte de l’ancienne abbaye, puis repas dans un restaurant acceptant la carte « Choice Restaurant », soit le restaurant « La Folia ». Bon repas, service un peu holé.
Je vous mets quand même une photo de la rue touristique d’Appenzell.Ainsi qu’un détail d’une vitrine. Travail sur or?
Météo Suisse avait mis en ligne un joli nuage gris foncé avec un éclair et des gouttes de pluie pour cette journée. Il est vrai que la couverture nuageuse était épaisse au lever du jour. Mais rapidement les nuages sont pratiquement tous dissipés laissant un généreux soleil inonder le Tessin. Un employé a dû certainement mettre le nez dehors, puisque la page du site s’est actualisée à midi et la température remontée de 3 degrés (25 à 28).
Nous avions anticipé cette possibilité et pris nos affaires de bain avec nous. Nous sommes donc allés à Caslano, village où se trouve la fabrique de chocolat Alperose que nous avons d’abord visitée. L’exposition est courte et rapidement passée.
En bons suisses nous avons gardé nos masques lors de la prise de vue selfie proposée par la chocolaterie.
Nous sommes allés ensuite manger à une Osteria avec terrasse au bord de l’eau. Les arbres qui ombrageaient cette terrasse étaient fantastiques. Nous avons regardé combien de personnes étaient nécessaires pour en faire le tour en se donnant la main. La réponse est 4.
La preuve en image.
Après un court bain à la plage de Caslano, le temps de contacter un loueur de bateaux, nous avons vogué sur le lac pendant une heure avec quelques pauses pour y plonger (Alice, Timo et moi), les autres restant sur le bateau.
En face de la plage, une belle maison défraîchie qui va être rénovée.
Pour finir cette après-midi à Caslano, Elias a proposé un Minigolf. Seuls les garçons ont joué et à ma plus grande surprise, j’ai terminé à la 1ère place.
Elias en pleine action.
Puis retour à l’appartement pour faire les valises et le nettoyer et repas dans un super restaurant situé à quelques minutes sur les hauteurs. Il s’appelle « picolo vignetto ». Les côtes de porc grillées valaient le détour. Nous avons profité pleinement de cette dernière soirée avec un dessert avant d’aller dormir. Demain retour à Porsel pour préparer la fête de dimanche.
Être avec de jeunes adultes/ados change le rythme des journées. Leur réveil se situe vers 10h00/10h30 et le départ vers 11h15. Cela complique des fois les horaires des repas.
Le temps étant partiellement ensoleillé, nous sommes allés cette fois au site archéologique de Tremona. Il a la particularité de pouvoir être visité avec de lunettes VR (virtualité augmentée). Le concept est séduisant et donne des informations complémentaire bienvenues. Les enfants ont trouvé le concept sympa, mais on remarqué que la démo sur le site internet promettait un peu plus.
Le village médiéval fortifié de Tremona a été habité jusqu’en 1500 puis recouvert par la végétation et découvert en 1988 seulement.
La couverture nuageuse étant encore importante, nous avons ensuite décidé d’aller voir FoxTown à Mendrisio, un « Outlet » plein de divers magasins de marque. Les enfants ET les parents y ont effectué quelques achats avec réduction de prix.
Le soir durant le repas la stratégie de restitution de l’appartement a été discutée. Eh oui, nous arrivons déjà au dernier jour de vacances.
Je tiens à préciser que nous sommes heureux du temps qu’il fait ici en comparaison avec les articles lus sur les intempéries du plateau suisse. Par contre, il est difficile de planifier les activités lorsque la météo annonce un ciel nuageux avec une température basse pour la région.
Nous avions décidé de faire l’impasse sur les activités aquatiques et de visiter quelques lieux intéressants. Pour commencer le Monte Bré sur le flanc duquel nous avions déjà passé nos vacances l’année passée. Avec le bus 12, nous sommes montés à Bré Paese. Puis nous avons emprunté les escaliers menant au sommet. Timo était déjà découragé de voir qu’il fallait marcher 20 minutes pour y arriver. Il fut encore plus découragé lorsqu’il entendit deux fillettes venant en sens inverse compter ces escaliers et arriver à « sechshundert ».
Des fois les panneaux ont de l’humour. Où bien certains promeneurs qui collent des étiquettes.
Mais cette petite marche en valait la peine. La vue était imprenable. Nous avons profité de prendre l’apéro sur la terrasse du 1er resto qui s’était auto-attribué le titre de « plus beau panorama d’Europe » puis de manger sur la terrasse du 2ème en peu plus haut. Je vous laisse apprécier la vue.
Depuis le restaurant « Vetta ». Sur la droite on voit les tâches bleues des bras du lac de Lugano à Agno et Ponte Tresa.Au premier plan on voit la terrasse de l’ »Osteria Funiculare » sur laquelle nous avons mangé.
Comme vous l’aurez constaté (et nous aussi depuis ce sommet), le temps était bien meilleur qu’annoncé. Ce qui a généré une grande discussion sur la suite du programme: bain, visite chocolaterie, visite du parc Scherer, …?
Pour descendre, nous avons profité du funiculaire qui était à nouveau en service (en montant, il était à l’arrêt pour des travaux de réparation). Il est à deux sections avec changement et des capacités différentes, ce qui fait que nous avons perdu la moitié de membres de la famille à l’arrêt intermédiaire. Timo et moi avons donc attendu en bas le reste de la famille.
Une petite image du croisement.
Cette petite péripétie a décidé de notre prochaine destination. Au vu de l’heure, il ne restait plus que la parc Scherrer à visiter. Il se trouve à Morcote, élu plus beau village de Suisse en 2017 selon Alice. Ce parc a été conçu par Hermann Arthur Scherrer dès 1930 et se trouve sur plusieurs niveaux au bord du lac. Ce riche commerçant a recréé des lieux visités et importés diverses plantes. Dans les petites maisons, on trouve de l’art arabe, égyptien, romain, asiatique, indien, etc.
C’est pratiquement une exception qu’il soit ouvert au public, le sport au Tessin étant de privatiser les accès au lac. Cela valait le détour.
Vue panoramique depuis le jardin supérieur.Vue intermédiaire prise par Timo.Une statue qui aujourd’hui ne serait plus considérée comme politiquement correcte.
Au retour, nous avons opté pour le bateau depuis Morcote à Lugano. Nous avons ainsi vogué sur une partie du lac que nous ne connaissions pas et compris où le bateau passe sous les ponts ferroviaire et autoroutier à Melide.
Ce mardi était annoncé comme la journée la plus mauvaise de la semaine. Pluie en après-midi, mais bien sûr nettement moins qu’au nord d’après les nouvelles reçues. Pour cette raison, nous sommes allés au parc aquatique à Rivero-Bironico. Il est clair que beaucoup de vacanciers ont eu la même idée.
J’avais acheté des billets « fast pass » qui ne servaient à rien puisque la file rapide n’était pas activée. Nous avons donc dû nous mettre dans la file d’attente et après 45 minutes nous sommes arrivés à la caisse qui a simplement scanné nos billets et nous a donné les badges d’entrée.
A l’intérieur, le concept sanitaire était assez simple. Il était indiqué dans chaque bassin, le nombre maximal de personnes acceptées. Mais comme l’a découvert Catia, impossible de savoir si celui-ci était respecté. Elle a donc été à la caisse leur faire part des ses sentiments.
Nous sommes restés principalement dans les piscines chaudes intérieures et extérieures. Malgré la forte couverture nuageuse et le vent, il n’a pas plu. Nous avons profité du Bar-piscine pour passer le temps. Ce sera la seule photo de cette escapade, car je n’ai pas voulu tester mon iPhone étanche en piscine.
A savoir qu’il fallait un peu de chance pour toutes les activités. Le centre étant à capacité maximale, il y avait beaucoup de monde partout.
En fin d’après-midi, retour à Lugano où nous avons décidé de prendre le souper en « take away » et de manger à l’appartement. Contrairement à hier, nous n’avons pas évité la douche en sortant du bus. Le sac de victuailles a presque tenu jusqu’à l’arrivée. Mais malheureusement 30 mètres avant la ligne, il a cédé et le repas de Catia s’est renversé sur le sentier. Nous n’avons même pas eu besoin de nettoyer. Avec l’eau qui ruisselait, cela s’est fait tout seul.
La pluie était si forte qu’avec le vent, elle rentrait par la hotte de ventilation et par le seuil de la porte. Mais par chance, elle n’a pas duré longtemps. Par ce fait, nous avons dû éponger un peu et nous mettre des habits secs avant de pouvoir manger. 90 minutes après, le soleil faisait sa réapparition. C’est l’avantage ici.
Réveil un peu plus tard que d’habitude aujourd’hui. Être les champions d’Europe ça fatigue, quelle chance d’avoir la nationalité italienne pour dire cela.
Les champions sont un peu fatigués après tant de tension et de joie.
Pour cette 2ème journée nous sommes retournés (comme l’année passée) à Agno pour louer des Paddels et voguer sur le lac de Lugano. C’est la raison du titre du blog. C’était le bon jour pour cette activité. Même si le temps restera meilleur qu’au nord, la suite de la semaine sera certainement moins ensoleillée. La surface du lac était pratiquement lisse sans vent. Parfaites conditions pour pagayer.
Je n’insère que la photo de groupe. Le père en arrière avec un t-shirt pour éviter les coups de soleil. C’est avec l’expérience qu’on apprend.
Avant d’aller écouter de la musique sur la place centrale, un petit retour à l’appartement pour se doucher et se changer. Pour la 1ère fois, le couteau de Francine a servi. Ce n’était que pour des fraises, mais quand même.
Et pas de coupure. Je vous dit, l’expérience ça compte.
Soirée tranquille en ville de Lugano avec resto, puis musique sur la place centrale. Le groupe italien s’appelle « Dixie Blue Blowers ». C’était parfait. Nous avons eu droit aux 1ères gouttes de pluie juste à la fin du concert. Un peu plus denses entre l’arrêt de bus et l’appartement. Quelle chance, la véritable pluie d’orage est tombée un fois que nous étions arrivés. J’avais une pensée émue pour tous les touristes qui se trouvaient encore sur la place ou le long du lac. Ils ont dû rapidement trouver un coin abrité.
Nous voilà pour la 2ème année au Tessin pour les vacances en famille. Les enfants auraient aimé retourner à Gandria, mais cet année le Covid n’était plus une surprise et les réservations étaient déjà bien avancées au moment où nous avons décidé de rester en Suisse. Le choix était à ce moment assez restreint.
J’ai donc réservé la dernière maison de vacances au village REKA d’Albonago en dessus de Lugano. L’avantage: une belle vue sur le lac, surtout depuis la terrasse du 2ème. Il faut dire que nous en avons 3 (une par étage). Le désavantage: elle est un peu loin du bord du lac, ce qui empêche les baignades spontanées.
Un autre désavantage constaté par Timo lors de l’arrivée: aucun Wifi disponible. A l’heure du tout connecté, j’avais oublié de contrôler ce paramètre. Avec Elias qui avait reçu sa deuxième dose de vaccin, le matin même et qui était un peu vaseux et Alice qui héritait de la chambre avec les lits superposés (plutôt pour enfants), l’ambiance d’arrivée était un peu froide.
La vue depuis la terrasse d’en haut.
Un point positif: grâce aux conseil du chauffeur de bus de la ligne 10 qui dessert le village à la demi-heure en semaine et à l’heure le dimanche, nous avons découvert qu’un autre arrêt situé à environ 6 minutes de marche sur la ligne 12, nous permettait de rentrer jusqu’à minuit à l’appartement. Cette ligne a aussi une meilleure cadence.
Le sentier qui amène à la ligne 12 passe dessous le finuculaire du Monte Bré
Heureusement le dimanche avec un soleil très généreux nous a fait vivre le 1er jour d’été. Nous sommes allés à… Gandria en bateau pour profiter du petit coin de baignade comme l’année passée et avons mangé au même restaurant avec terrasse. Elias ne s’est pas baigné, car pas encore remis complètement.
Deuxième bonheur (à la dernière minute), l’Italie a gagné le match de finale de l’Euro. L’expédition avait commencé le matin sur la « piazza della riforma » à la recherche d’un bar avec écran et places disponibles. Seul un bar ne prenait pas les réservations, donc était potentiellement libre pour regarder la partie.
Le soir, donc départ du groupe d’éclaireurs à 18h15 pour aller en ville trouver la table idéale. Suivi des deux derniers une demi-heure plus tard. Par chance, les éclaireurs ont pu avoir la table idéalement placée par trop loin et pas trop près de l’écran. C’est le seul soir où boire plusieurs bières était naturel. Nous sommes quand même restés 5 heures au même endroit.
Je ne vous raconterai pas l’ambiance à table après le but de l’Angleterre après deux minutes de jeu et surtout les défections de certains membres de la famille lorsqu’ils se sont rendus compte que le bar situé à une centaine de mètres avait quelques secondes d’avance sur la transmission (nous étions informés des actions par les clameurs, avant de les voir sur notre propre écran). C’est ainsi que ceux qui étaient restés (c’est-à-dire Catia et moi) ont pu se préparer lors de tirs au but en sachant s’il serait dedans ou dehors.
Avant le match.Pendant le match.
Je n’ai pas les photos d’après le match. Ce sont des selfies que je n’ai pas. Par contre, nous avons du rentrer en taxi car les tessinois étant plus italiens que les italiens eux-mêmes ont envahi la place centrale des bus et nous avons raté notre dernière relation qui avait été déviée trois arrêts plus vite. A une heure du matin nous étions de retour.
L’image du jour: Catia tenait à ce que l’on prenne ce selfie pour que l’on voit nos visages rougis par l’effort. Nous sommes à la mi-montée de la Dôle. On aurait dû prendre un selfie de ses pieds qui ont soufferts ces trois derniers jours.
Chemins des Crêtes du Jura
5.16 et dernière étape, La Cure – Gingins (et Nyon avec le bus)
montées: 523 mètres / descentes: 1’136 mètres / 17,64 kilomètres temps total: 4h29 / temps de marche: 3h37
Nous savions que la pluie serait présente pour cette dernière étape. Nous pensions par contre que les prévisions météo de 8h00 seraient fiables. Ce ne fût pas le cas. A 8h00 la pluie était prévue sur Nyon dès 14h00. En réalité, elle est venue au niveau du parking du Chalet de la Dôle (station de base de la cabine), soit vers 11h00. Heureusement nous entrions dans la forêt qui nous a bien protégés durant la descente. La pluie étant toujours présente un heure plus tard, nous avons décidé de nous diriger vers l’arrêt de transport public le plus proche, soit à Gingins (pas Jims qui est en vacances dans les Landes, mais le village). Nous avons ainsi raccourci le trajet de 25 km à 17 km et pris le bus pour rejoindre Nyon.
Par chance la vue était encore assez dégagée au sommet. J’aimerais bien savoir quelle tête ont fait les randonneurs que nous avions croisés juste avant l’averse et qui montaient.
Avec cette dernière étape j’aurai marché en un petit mois 335 kilomètres de Dielsdorf à Gingins durant 70 heures et 45 minutes et avec un dénivelé de 12’811 mètres en montée et 13’372 mètres en descente.
Ci-dessous quelques impressions de la journée.
Tout arrive. Juste après La Cure, le sentier se trouve entre la voie de chemin de fer et la route. Cela durera seulement une centaine de mètres.La Dôle depuis La Cure. La montée ressemble à celle qui relie le Gros Plané au Moléson. On voit le sommet sans jamais y arriver. (C’est en tout cas l’impression que l’on a).Photo panoramique depuis le sommet. Le lac se trouve au fond. Et je peux vous garantir que l’on voyait le Moléson pour une fois.La Dôle du coté du Léman lors de la descente.Apparement une sportive suisse des J.O. habite à Gingins. Allez savoir de quelle Léa ils parlent.
Ce soir, une coupe de champagne pour fêter cet accomplissement et ces découvertes faites durant ces étapes. A présent, je vais d’abord passer des vacances en famille, puis planifier les marches de la fin juillet.
N’ayant pas croisé d’animaux spécifiques aujourd’hui, je me permets de recycler une photo prise à la buvette de la Dent de Vaulion.
Ce pauvre papillon cherchait à s’échapper par la fenêtre. Mais quand elle était ouverte il se réfugiait sous le banc. J’en ai vu beaucoup d’autres en liberté lors des marches.
L’image du jour: deux spectatrices attentives nous regardent passer juste avant d’arriver au Crêt de la Neuve.
Chemins des Crêtes du Jura
5.15 Marchairuz – La Givrine
montées: 506 mètres / descentes: 742 mètres / 20,88 kilomètres temps total: 6h08 / temps de marche: 4h38
Que dire sur cette étape? Le soleil était bien présent. Les nuages sur les reliefs aussi. Ce qui ne changeait guère par rapport aux autres jours. La rosée sur les chemins herbeux était abondante. Ce fut donc le 2ème jour de marche avec des pieds assez mouillés.
Et toujours pas de réseau pendant les 20 premières minutes de marche. Donc aucune possibilité de démarrer le parcours sur l’application mobile. Je conseille donc à tous ceux qui veulent faire un Check sur leur dépendance à la connectivité de passer une nuit au Marchairuz.
Durant la marche, le 1er point de vue nous était familier. Je pense qu’à vous aussi lorsque vous verrez cette photo.
Après le Chasseral, encore un endroit utilisé pour une marche de famille. Au Crêt de la Neuve.
Après ce point nous sommes tombés sur l’animal du jour. Je devrais dire les animaux. J’en ai vu très régulièrement durant la marche. C’était par contre la première fois que je pouvais bien les photographier. Grâce au fait qu’elles s’étaient installées autour d’une souche d’arbre.
Avec le contraste de la souche on voit mieux les fourmis.
Nous sommes aussi tombés sur les avertissements de la commune de Longirod sur les dangers représentés par les étangs artificiels mis en place pour les batraciens. Comme nous n’avions ni enfant, ni animaux de compagnie, nous sommes passé outre mais sans nous baigner dedans.
Voici l’étang dangereux.
Nous sommes aussi tombés sans le savoir sur les ruines de la chartreuse Notre-Dame d’Oujon, construite au 11ème siècle dans cet endroit pour garantir l’isolement. Je peux vous garantir qu’elle était isolée. De loin, on aurait pu penser à la petite muraille de Suisse.
L’enceinte extérieure de la chartreuse d’Oujon
Pour passer la nuit, je me suis fait plaisir. J’ai réservé une chambre à l’hôtel Arbezie de la Cure. La publicité dit que l’on y dort la tête en France et les pieds en Suisse. C’est peut-être vrai. En tout cas, nous avons pu nous promener illégalement en France en sortant sur la gauche de l’hôtel après être entrés depuis la droite. Pour preuve le panneau ci-dessous.
Comment se simplifier la vie. Le couloir de l’hôtel façon bois du Jura. Signe prémonitoire nous dormons dans la chambre « La Dôle » ou nous passerons demain. D’ailleurs depuis notre fenêtre on y voit la célèbre boule du sommet.
Pour finir la vue promise faite avec l’application 360 degrés. Sur l’App, l’image tourne. Sur ce blog elle apparaît comme un panorama. Il faut apprendre à mettre le sujet principal au milieu (et donc commencer par le bord).
Au milieu le lac Léman et sur les bords notre promontoire.
L’image du jour: telle la grande muraille de chine, voici les grands murs du Mont Tendre qui épousent parfaitement le dénivellé.
Si je me permets ce titre, c’est en référence à la civilisation du WiFi et des données cellulaires. L’immédiateté des transmissions est dans notre ADN à présent. Donc lorsque l’on est involontairement privé de celles-ci, tout est différent. Avec un peu de (mal)-chance ce billet sera online seulement 15 heures après avoir été écrit. C’est parce qu’au Chasseral, il n’y a pas de réseau et que l’hôtel n’a pas de WiFi ouvert aux clients.
Chemins des crêtes du Jura
5.14 Le Pont – Col du Chasseral
montées: 940 mètres / descentes: 511 mètres / 21,81 kilomètres temps de marche: 4h50 / temps total: 6h34
Nous avons démarré depuis le Pont ce matin, les dernières trois étapes qui nous amènerons samedi à Nyon. Catia m’accompagne à nouveau. Elle aura donc marché la moitié des étapes avec moi.
Le temps est comme d’habitude. Très changeant avec des risques de pluie, du vent et des éclaircies. Par chance, depuis 11h00 le soleil est apparu de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps. Durant la marche, il fallait avoir la polaire et le coupe-vent à portée de main selon les séquences.
Une maison particulière que je profite de poster. Mes collègues l’avaient trouvée pittoresque hier.
Durant la marche nous avons aussi croisé un nombre impressionnant de troupeaux. Ce qui ne plaisait pas du tout à Catia. Je devrais l’envoyer en stage chez Fabien pour qu’elle s’habitue. Il y en avait même au sommet du Mont Tendre, point de repas.
Une des bêtes qui empêchait Catia de manger tranquillement.
Durant la marche, j’ai aussi appris quelque chose de nouveau. Il semblerait qu’il y a un groupe sur Facebook qui s’amuse à poser des pierres coloriées dans différents endroits. Charge à la personne qui la prend de la déposer à un autre emplacement et de documenter le changement.
Hier mon collègue avait pris une autre pierre sur ce même piquet. Preuve que ce jeu est assez dynamique. Mais bon, ce n’est pas mon domaine. La pierre est donc restée.
Après le col du Molendruz nous avons traversé une forêt qui était défigurée par des tranchées faites de haut en bas. Pratiquement tous les 10 à 20 mètres durant près de 500 mètres le même scénario se répétait. A ce demander à quoi cela pouvait servir.
Nous sommes aussi passés près de ce qui semblait être à nouveau une antenne militaire. Puis vu au détour du sentier un self-service d’un nouveau genre avec vente de produits laitiers. Mais en regardant de plus près, il n’y avait que du fromage frais aux herbes de laitier. Sinon, il y avait des œufs durs et des cartes postales.
L’installation sur au milieu de nulle part. Bien sûr, elle doit appartenir au chalet d’alpage qui se trouvait quelques centaines de mètres plus loin.
Durant cette marche j’ai aussi pu tester une nouvelle application fantastique qui permet de faire des prises de vue sur 360 degrés. C’est nettement mieux que la fonction panorama de l’iPhone. Car elle assemble de manière autonome les photos et permet de tourner. Dès que le panorama le permettra, je vous montrerai un montage.
Pour finir l’animal du jour. J’ai toujours pensé qu’il serait difficile d’en trouver un différent chaque jour. Mais pour l’instant cela a marché. Aujourd’hui l’âne. Trouvé près de la buvette d’alpage du Mont tendre.
L’image du jour: au sommet de la dent de Vaulion. A part les nuages, on peut distinguer les lacs de Neuchâtel, Léman, de Joux et Brenet. C’était la surprise du jour pour nous.
Chemin des Crêtes du Jura
5.13 Ballaigues – Le Pont
montées: 793 mètres / descentes: 663 mètres / 17.09 kilomètres temps de marche: 3h27 / temps total: 5h10
Aujourd’hui deux collègues de travail dans mon team sont venus marcher avec moi. Pour nous trois, cette étape était une première. Durant l’étape, nous avons eu tous les temps: brumeux, nuageux, ensoleillé, venteux et enfin un peu de pluie.
Après être partis de Ballaigues, nous avons longé l’Orbe. Ci-dessous, en plus de la rivière, vous verrez l’animal (ou les animaux) du jour juste derrière les branches. A noter que sur le parcours nous avons croisés plusieurs chamois qui se sont laissés approcher de plus ou moins près.
L’animal du jour: une famille de canards.
Sur le chemin, nous avons plusieurs fois croisé les lignes de chemin de fer et la rivière et vu quelques particularités.
Le sens de l’art. Devinez ce qui se trouve sur l’hydrante. Un ancien tableau horaire datant des années 80.
Au sommet, il y avait tellement de vent que nous avons sorti les polaires et coupes-vent. Malgré cela, nous sommes restés juste le temps de faire des photos. Par chance, nous avions décidé de manger dans une buvette d’alpage quelques centaines de mètres plus loin où nous avons pu nous réchauffer.
Ensuite nous sommes descendu en direction de Le Pont et avons essuyé une petite pluie de quelques minutes. J’ai ainsi testé ma veste neuve.
Demain je repars avec Catia pour les trois dernières étapes jusqu’à samedi. Il semble que la météo sera meilleure.
En parlant de météo, voici une version amusante de station (si vous arrivez à lire la pancarte).Après la montage, le lac de Joux. Nous voyions arriver la pluie depuis le Brassus. Nous avons juste eu le temps de boire une bière sur la terrasse du restaurant.
L’image du jour: lorsque l’on n’a pas de photos sur les Alpes, il ne reste qu’à faire un selfie. Ici au 1er sommet, les Aiguilles de Baulmes, dans le gris.
Chemin des Crêtes du Jura
5.12 Ste-Croix – Ballaigues
montées: 798 mètres / descentes: 981 mètres / 18.90 kilomètres temps de marche: 3h55 / temps total: 4h51
Après l’arrêt de jeudi pour la 2ème injection anti-covid et de vendredi pour contrôler les éventuels symptômes me voilà reparti pour la 12ème étape avec Catia.
Je m’en réjouissais. La météo avait annoncé une belle journée ensoleillée avec seulement quelques cirrus. C’était peut-être vrai sur le plateau, mais dans le jura il y avait encore bien des nuages au sommet des crêtes ce qui finalement nous donnait encore moins de vue qu’en début de semaine. Le beau temps est finalement arrivée en fin d’étape alors que nous étions en train de redescendre à Ballaigues. A 6 heures près, on peut-être eu une meilleure vue. C’est la vie.
Le point de vue des Aiguilles de Baulmes.
Nous nous sommes déplacés d’abord sur les Aiguilles de Baulmes puis au sommet du Suchet. La 2ème montée qui faisait peur à Catia était finalement simple. Lorsque l’on marche pas après pas cela va toujours. Sur les Aiguilles de Baulmes il y avait la possibilité de visiter la cave noire. J’ai fait l’impasse dessus. Je vous laisse voir dessous pourquoi.
Avec un sentier rocailleux et humide, l’avertissement sur le panneau et la présence de Catia, beaucoup de raisons de renoncer à cette visite.
Sur le chemin de la 1ère montée, nous sommes tombés sur une fontaine en bois gravée pour la fête cantonale de lutte à Châtel-St-Denis. Qui sait pourquoi elle se trouve au-dessus de Ste-Croix. Nous n’avons pas la réponse.
Durant toute la marche, nous avons traversé des passages avec les « Toblerone » de l’armée suisse et vu des fortins dans différents pâturages, signe que nous nous rapprochions de la frontière française. Il est possible que notre belle armée se prépare à contrer une invasion si l’équipe de Suisse gagne le match lundi prochain.
L’animal du jour trouvé fortuitement à coté du Chalet de Grange-neuve.
un petit quizz pour finir cette chronique. Quelle est cette gare de caractère international?
La gare de Vallorbe. Son malheur (pour les CFF); elle est classée et donc protégée.
Comme la météo nous rejoue le grand acte de pluie, tonnerre, éclairs et grêles pour la semaine prochaine, je verrai au jour le jour à quel moment la prochaine étape pourra avoir lieu.