Une dernière étape tronquée par la pluie (16).

L’image du jour: Catia tenait à ce que l’on prenne ce selfie pour que l’on voit nos visages rougis par l’effort. Nous sommes à la mi-montée de la Dôle. On aurait dû prendre un selfie de ses pieds qui ont soufferts ces trois derniers jours.

Chemins des Crêtes du Jura

5.16 et dernière étape, La Cure – Gingins (et Nyon avec le bus)

montées: 523 mètres / descentes: 1’136 mètres / 17,64 kilomètres
temps total: 4h29 / temps de marche: 3h37

Nous savions que la pluie serait présente pour cette dernière étape. Nous pensions par contre que les prévisions météo de 8h00 seraient fiables. Ce ne fût pas le cas. A 8h00 la pluie était prévue sur Nyon dès 14h00. En réalité, elle est venue au niveau du parking du Chalet de la Dôle (station de base de la cabine), soit vers 11h00. Heureusement nous entrions dans la forêt qui nous a bien protégés durant la descente. La pluie étant toujours présente un heure plus tard, nous avons décidé de nous diriger vers l’arrêt de transport public le plus proche, soit à Gingins (pas Jims qui est en vacances dans les Landes, mais le village). Nous avons ainsi raccourci le trajet de 25 km à 17 km et pris le bus pour rejoindre Nyon.

Par chance la vue était encore assez dégagée au sommet. J’aimerais bien savoir quelle tête ont fait les randonneurs que nous avions croisés juste avant l’averse et qui montaient.

Avec cette dernière étape j’aurai marché en un petit mois 335 kilomètres de Dielsdorf à Gingins durant 70 heures et 45 minutes et avec un dénivelé de 12’811 mètres en montée et 13’372 mètres en descente.

Ci-dessous quelques impressions de la journée.

Tout arrive. Juste après La Cure, le sentier se trouve entre la voie de chemin de fer et la route. Cela durera seulement une centaine de mètres.
La Dôle depuis La Cure. La montée ressemble à celle qui relie le Gros Plané au Moléson. On voit le sommet sans jamais y arriver. (C’est en tout cas l’impression que l’on a).
Photo panoramique depuis le sommet. Le lac se trouve au fond. Et je peux vous garantir que l’on voyait le Moléson pour une fois.
La Dôle du coté du Léman lors de la descente.
Apparement une sportive suisse des J.O. habite à Gingins. Allez savoir de quelle Léa ils parlent.

Ce soir, une coupe de champagne pour fêter cet accomplissement et ces découvertes faites durant ces étapes. A présent, je vais d’abord passer des vacances en famille, puis planifier les marches de la fin juillet.

N’ayant pas croisé d’animaux spécifiques aujourd’hui, je me permets de recycler une photo prise à la buvette de la Dent de Vaulion.

Ce pauvre papillon cherchait à s’échapper par la fenêtre. Mais quand elle était ouverte il se réfugiait sous le banc. J’en ai vu beaucoup d’autres en liberté lors des marches.

Une réflexion sur « Une dernière étape tronquée par la pluie (16). »

  1. Alors, nous y voilà… la fin d’une belle aventure. Et il a fallu que Mme la pluie s’invite pour gâcher quelque peu la fête… Enfin, vous avez quand même pu nous sortir de belles photos :

    – d’abord celle de vous 2… un peu rouges et blancs….vive la Suisse, mdr !

    – ensuite celle des 3 voies… train, sentier, route… celle-ci est spéciale car ce n’est pas courant de voir cela

    – celle de la Dôle où José a vu le Moléson… fallait de faire

    – celle du magnifique papillon, même si elle n’est pas du jour; il est dommage que ces papillons ne soient pas très malins. J’en avais aussi un très joli mais simple (blanc avec des petits points noirs) dans la salle de bains, un de ces soirs. J’ai éteint la lumière et ai ouvert la fenêtre toute grande pour qu’il puisse sortir… eh bien le lendemain matin, il était sur le sol de ma salle de bains (qui est noir avec des points blancs !!) totalement mort. Quelle bêtise, s’il avait su sortir… Bref !

    Et pour répondre à au moins une énigme… :
    Trente ans tout juste, Léa Sprunger a reçu générations dans sa paisible maison du village de Gingins (VD). Un refuge rempli de zénitude où la championne d’athlétisme pense aux JO de Tokyo.

    Les Jeux olympiques d’été, c’est dans moins de six mois à Tokyo. Autrement dit, il est « moins une » pour Léa Sprunger, la première championne d’Europe suisse de l’histoire de l’athlétisme sur 400 mètres haies.

    Tu as bien raison de profiter un peu de vacances après avoir :
    marché en un petit mois 335 kilomètres de Dielsdorf à Gingins durant 70 heures et 45 minutes et avec un dénivelé de 12’811 mètres en montée et 13’372 mètres en descente.

    FELICITATIONS ! c’est vraiment un beau parcours et un bel exploit. Donc, tes chaussures ne t’ont pas trahi bien qu’elles aient été neuves au départ. Ça c’est de la chaussure !

    Alors tout de bon et au plaisir pour le carnet de voyage des prochaines marches de fin juillet. Bises bises.

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