Même au sud il pleut.

Ce mardi était annoncé comme la journée la plus mauvaise de la semaine. Pluie en après-midi, mais bien sûr nettement moins qu’au nord d’après les nouvelles reçues. Pour cette raison, nous sommes allés au parc aquatique à Rivero-Bironico. Il est clair que beaucoup de vacanciers ont eu la même idée.

J’avais acheté des billets « fast pass » qui ne servaient à rien puisque la file rapide n’était pas activée. Nous avons donc dû nous mettre dans la file d’attente et après 45 minutes nous sommes arrivés à la caisse qui a simplement scanné nos billets et nous a donné les badges d’entrée.

A l’intérieur, le concept sanitaire était assez simple. Il était indiqué dans chaque bassin, le nombre maximal de personnes acceptées. Mais comme l’a découvert Catia, impossible de savoir si celui-ci était respecté. Elle a donc été à la caisse leur faire part des ses sentiments.

Nous sommes restés principalement dans les piscines chaudes intérieures et extérieures. Malgré la forte couverture nuageuse et le vent, il n’a pas plu. Nous avons profité du Bar-piscine pour passer le temps. Ce sera la seule photo de cette escapade, car je n’ai pas voulu tester mon iPhone étanche en piscine.

A savoir qu’il fallait un peu de chance pour toutes les activités. Le centre étant à capacité maximale, il y avait beaucoup de monde partout.

En fin d’après-midi, retour à Lugano où nous avons décidé de prendre le souper en « take away » et de manger à l’appartement. Contrairement à hier, nous n’avons pas évité la douche en sortant du bus. Le sac de victuailles a presque tenu jusqu’à l’arrivée. Mais malheureusement 30 mètres avant la ligne, il a cédé et le repas de Catia s’est renversé sur le sentier. Nous n’avons même pas eu besoin de nettoyer. Avec l’eau qui ruisselait, cela s’est fait tout seul.

La pluie était si forte qu’avec le vent, elle rentrait par la hotte de ventilation et par le seuil de la porte. Mais par chance, elle n’a pas duré longtemps. Par ce fait, nous avons dû éponger un peu et nous mettre des habits secs avant de pouvoir manger. 90 minutes après, le soleil faisait sa réapparition. C’est l’avantage ici.

Durant l’orage.
Après l’orage.

Les recettes qui marchent.

Réveil un peu plus tard que d’habitude aujourd’hui. Être les champions d’Europe ça fatigue, quelle chance d’avoir la nationalité italienne pour dire cela.

Les champions sont un peu fatigués après tant de tension et de joie.

Pour cette 2ème journée nous sommes retournés (comme l’année passée) à Agno pour louer des Paddels et voguer sur le lac de Lugano. C’est la raison du titre du blog. C’était le bon jour pour cette activité. Même si le temps restera meilleur qu’au nord, la suite de la semaine sera certainement moins ensoleillée. La surface du lac était pratiquement lisse sans vent. Parfaites conditions pour pagayer.

Je n’insère que la photo de groupe. Le père en arrière avec un t-shirt pour éviter les coups de soleil. C’est avec l’expérience qu’on apprend.

Avant d’aller écouter de la musique sur la place centrale, un petit retour à l’appartement pour se doucher et se changer. Pour la 1ère fois, le couteau de Francine a servi. Ce n’était que pour des fraises, mais quand même.

Et pas de coupure. Je vous dit, l’expérience ça compte.

Soirée tranquille en ville de Lugano avec resto, puis musique sur la place centrale. Le groupe italien s’appelle « Dixie Blue Blowers ». C’était parfait. Nous avons eu droit aux 1ères gouttes de pluie juste à la fin du concert. Un peu plus denses entre l’arrêt de bus et l’appartement. Quelle chance, la véritable pluie d’orage est tombée un fois que nous étions arrivés. J’avais une pensée émue pour tous les touristes qui se trouvaient encore sur la place ou le long du lac. Ils ont dû rapidement trouver un coin abrité.

Un court extrait de concert.

A nouveau au Tessin.

Nous voilà pour la 2ème année au Tessin pour les vacances en famille. Les enfants auraient aimé retourner à Gandria, mais cet année le Covid n’était plus une surprise et les réservations étaient déjà bien avancées au moment où nous avons décidé de rester en Suisse. Le choix était à ce moment assez restreint.

J’ai donc réservé la dernière maison de vacances au village REKA d’Albonago en dessus de Lugano. L’avantage: une belle vue sur le lac, surtout depuis la terrasse du 2ème. Il faut dire que nous en avons 3 (une par étage). Le désavantage: elle est un peu loin du bord du lac, ce qui empêche les baignades spontanées.

Un autre désavantage constaté par Timo lors de l’arrivée: aucun Wifi disponible. A l’heure du tout connecté, j’avais oublié de contrôler ce paramètre. Avec Elias qui avait reçu sa deuxième dose de vaccin, le matin même et qui était un peu vaseux et Alice qui héritait de la chambre avec les lits superposés (plutôt pour enfants), l’ambiance d’arrivée était un peu froide.

La vue depuis la terrasse d’en haut.

Un point positif: grâce aux conseil du chauffeur de bus de la ligne 10 qui dessert le village à la demi-heure en semaine et à l’heure le dimanche, nous avons découvert qu’un autre arrêt situé à environ 6 minutes de marche sur la ligne 12, nous permettait de rentrer jusqu’à minuit à l’appartement. Cette ligne a aussi une meilleure cadence.

Le sentier qui amène à la ligne 12 passe dessous le finuculaire du Monte Bré

Heureusement le dimanche avec un soleil très généreux nous a fait vivre le 1er jour d’été. Nous sommes allés à… Gandria en bateau pour profiter du petit coin de baignade comme l’année passée et avons mangé au même restaurant avec terrasse. Elias ne s’est pas baigné, car pas encore remis complètement.

Deuxième bonheur (à la dernière minute), l’Italie a gagné le match de finale de l’Euro. L’expédition avait commencé le matin sur la « piazza della riforma » à la recherche d’un bar avec écran et places disponibles. Seul un bar ne prenait pas les réservations, donc était potentiellement libre pour regarder la partie.

Le soir, donc départ du groupe d’éclaireurs à 18h15 pour aller en ville trouver la table idéale. Suivi des deux derniers une demi-heure plus tard. Par chance, les éclaireurs ont pu avoir la table idéalement placée par trop loin et pas trop près de l’écran. C’est le seul soir où boire plusieurs bières était naturel. Nous sommes quand même restés 5 heures au même endroit.

Je ne vous raconterai pas l’ambiance à table après le but de l’Angleterre après deux minutes de jeu et surtout les défections de certains membres de la famille lorsqu’ils se sont rendus compte que le bar situé à une centaine de mètres avait quelques secondes d’avance sur la transmission (nous étions informés des actions par les clameurs, avant de les voir sur notre propre écran). C’est ainsi que ceux qui étaient restés (c’est-à-dire Catia et moi) ont pu se préparer lors de tirs au but en sachant s’il serait dedans ou dehors.

Avant le match.
Pendant le match.

Je n’ai pas les photos d’après le match. Ce sont des selfies que je n’ai pas. Par contre, nous avons du rentrer en taxi car les tessinois étant plus italiens que les italiens eux-mêmes ont envahi la place centrale des bus et nous avons raté notre dernière relation qui avait été déviée trois arrêts plus vite. A une heure du matin nous étions de retour.

Une dernière étape tronquée par la pluie (16).

L’image du jour: Catia tenait à ce que l’on prenne ce selfie pour que l’on voit nos visages rougis par l’effort. Nous sommes à la mi-montée de la Dôle. On aurait dû prendre un selfie de ses pieds qui ont soufferts ces trois derniers jours.

Chemins des Crêtes du Jura

5.16 et dernière étape, La Cure – Gingins (et Nyon avec le bus)

montées: 523 mètres / descentes: 1’136 mètres / 17,64 kilomètres
temps total: 4h29 / temps de marche: 3h37

Nous savions que la pluie serait présente pour cette dernière étape. Nous pensions par contre que les prévisions météo de 8h00 seraient fiables. Ce ne fût pas le cas. A 8h00 la pluie était prévue sur Nyon dès 14h00. En réalité, elle est venue au niveau du parking du Chalet de la Dôle (station de base de la cabine), soit vers 11h00. Heureusement nous entrions dans la forêt qui nous a bien protégés durant la descente. La pluie étant toujours présente un heure plus tard, nous avons décidé de nous diriger vers l’arrêt de transport public le plus proche, soit à Gingins (pas Jims qui est en vacances dans les Landes, mais le village). Nous avons ainsi raccourci le trajet de 25 km à 17 km et pris le bus pour rejoindre Nyon.

Par chance la vue était encore assez dégagée au sommet. J’aimerais bien savoir quelle tête ont fait les randonneurs que nous avions croisés juste avant l’averse et qui montaient.

Avec cette dernière étape j’aurai marché en un petit mois 335 kilomètres de Dielsdorf à Gingins durant 70 heures et 45 minutes et avec un dénivelé de 12’811 mètres en montée et 13’372 mètres en descente.

Ci-dessous quelques impressions de la journée.

Tout arrive. Juste après La Cure, le sentier se trouve entre la voie de chemin de fer et la route. Cela durera seulement une centaine de mètres.
La Dôle depuis La Cure. La montée ressemble à celle qui relie le Gros Plané au Moléson. On voit le sommet sans jamais y arriver. (C’est en tout cas l’impression que l’on a).
Photo panoramique depuis le sommet. Le lac se trouve au fond. Et je peux vous garantir que l’on voyait le Moléson pour une fois.
La Dôle du coté du Léman lors de la descente.
Apparement une sportive suisse des J.O. habite à Gingins. Allez savoir de quelle Léa ils parlent.

Ce soir, une coupe de champagne pour fêter cet accomplissement et ces découvertes faites durant ces étapes. A présent, je vais d’abord passer des vacances en famille, puis planifier les marches de la fin juillet.

N’ayant pas croisé d’animaux spécifiques aujourd’hui, je me permets de recycler une photo prise à la buvette de la Dent de Vaulion.

Ce pauvre papillon cherchait à s’échapper par la fenêtre. Mais quand elle était ouverte il se réfugiait sous le banc. J’en ai vu beaucoup d’autres en liberté lors des marches.

Le soleil apparaît, mais les nuages restent (15).

L’image du jour: deux spectatrices attentives nous regardent passer juste avant d’arriver au Crêt de la Neuve.

Chemins des Crêtes du Jura

5.15 Marchairuz – La Givrine

montées: 506 mètres / descentes: 742 mètres / 20,88 kilomètres
temps total: 6h08 / temps de marche: 4h38

Que dire sur cette étape? Le soleil était bien présent. Les nuages sur les reliefs aussi. Ce qui ne changeait guère par rapport aux autres jours. La rosée sur les chemins herbeux était abondante. Ce fut donc le 2ème jour de marche avec des pieds assez mouillés.

Et toujours pas de réseau pendant les 20 premières minutes de marche. Donc aucune possibilité de démarrer le parcours sur l’application mobile. Je conseille donc à tous ceux qui veulent faire un Check sur leur dépendance à la connectivité de passer une nuit au Marchairuz.

Durant la marche, le 1er point de vue nous était familier. Je pense qu’à vous aussi lorsque vous verrez cette photo.

Après le Chasseral, encore un endroit utilisé pour une marche de famille. Au Crêt de la Neuve.

Après ce point nous sommes tombés sur l’animal du jour. Je devrais dire les animaux. J’en ai vu très régulièrement durant la marche. C’était par contre la première fois que je pouvais bien les photographier. Grâce au fait qu’elles s’étaient installées autour d’une souche d’arbre.

Avec le contraste de la souche on voit mieux les fourmis.

Nous sommes aussi tombés sur les avertissements de la commune de Longirod sur les dangers représentés par les étangs artificiels mis en place pour les batraciens. Comme nous n’avions ni enfant, ni animaux de compagnie, nous sommes passé outre mais sans nous baigner dedans.

Voici l’étang dangereux.

Nous sommes aussi tombés sans le savoir sur les ruines de la chartreuse Notre-Dame d’Oujon, construite au 11ème siècle dans cet endroit pour garantir l’isolement. Je peux vous garantir qu’elle était isolée. De loin, on aurait pu penser à la petite muraille de Suisse.

L’enceinte extérieure de la chartreuse d’Oujon

Pour passer la nuit, je me suis fait plaisir. J’ai réservé une chambre à l’hôtel Arbezie de la Cure. La publicité dit que l’on y dort la tête en France et les pieds en Suisse. C’est peut-être vrai. En tout cas, nous avons pu nous promener illégalement en France en sortant sur la gauche de l’hôtel après être entrés depuis la droite. Pour preuve le panneau ci-dessous.

Comment se simplifier la vie.
Le couloir de l’hôtel façon bois du Jura. Signe prémonitoire nous dormons dans la chambre « La Dôle » ou nous passerons demain. D’ailleurs depuis notre fenêtre on y voit la célèbre boule du sommet.

Pour finir la vue promise faite avec l’application 360 degrés. Sur l’App, l’image tourne. Sur ce blog elle apparaît comme un panorama. Il faut apprendre à mettre le sujet principal au milieu (et donc commencer par le bord).

Au milieu le lac Léman et sur les bords notre promontoire.

Hors de la civilisation (14).

L’image du jour: telle la grande muraille de chine, voici les grands murs du Mont Tendre qui épousent parfaitement le dénivellé.

Si je me permets ce titre, c’est en référence à la civilisation du WiFi et des données cellulaires. L’immédiateté des transmissions est dans notre ADN à présent. Donc lorsque l’on est involontairement privé de celles-ci, tout est différent. Avec un peu de (mal)-chance ce billet sera online seulement 15 heures après avoir été écrit. C’est parce qu’au Chasseral, il n’y a pas de réseau et que l’hôtel n’a pas de WiFi ouvert aux clients.

Chemins des crêtes du Jura

5.14 Le Pont – Col du Chasseral

montées: 940 mètres / descentes: 511 mètres / 21,81 kilomètres
temps de marche: 4h50 / temps total: 6h34

Nous avons démarré depuis le Pont ce matin, les dernières trois étapes qui nous amènerons samedi à Nyon. Catia m’accompagne à nouveau. Elle aura donc marché la moitié des étapes avec moi.

Le temps est comme d’habitude. Très changeant avec des risques de pluie, du vent et des éclaircies. Par chance, depuis 11h00 le soleil est apparu de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps. Durant la marche, il fallait avoir la polaire et le coupe-vent à portée de main selon les séquences.

Une maison particulière que je profite de poster. Mes collègues l’avaient trouvée pittoresque hier.

Durant la marche nous avons aussi croisé un nombre impressionnant de troupeaux. Ce qui ne plaisait pas du tout à Catia. Je devrais l’envoyer en stage chez Fabien pour qu’elle s’habitue. Il y en avait même au sommet du Mont Tendre, point de repas.

Une des bêtes qui empêchait Catia de manger tranquillement.

Durant la marche, j’ai aussi appris quelque chose de nouveau. Il semblerait qu’il y a un groupe sur Facebook qui s’amuse à poser des pierres coloriées dans différents endroits. Charge à la personne qui la prend de la déposer à un autre emplacement et de documenter le changement.

Hier mon collègue avait pris une autre pierre sur ce même piquet. Preuve que ce jeu est assez dynamique. Mais bon, ce n’est pas mon domaine. La pierre est donc restée.

Après le col du Molendruz nous avons traversé une forêt qui était défigurée par des tranchées faites de haut en bas. Pratiquement tous les 10 à 20 mètres durant près de 500 mètres le même scénario se répétait. A ce demander à quoi cela pouvait servir.

Nous sommes aussi passés près de ce qui semblait être à nouveau une antenne militaire. Puis vu au détour du sentier un self-service d’un nouveau genre avec vente de produits laitiers. Mais en regardant de plus près, il n’y avait que du fromage frais aux herbes de laitier. Sinon, il y avait des œufs durs et des cartes postales.

L’installation sur au milieu de nulle part. Bien sûr, elle doit appartenir au chalet d’alpage qui se trouvait quelques centaines de mètres plus loin.

Durant cette marche j’ai aussi pu tester une nouvelle application fantastique qui permet de faire des prises de vue sur 360 degrés. C’est nettement mieux que la fonction panorama de l’iPhone. Car elle assemble de manière autonome les photos et permet de tourner. Dès que le panorama le permettra, je vous montrerai un montage.

Pour finir l’animal du jour. J’ai toujours pensé qu’il serait difficile d’en trouver un différent chaque jour. Mais pour l’instant cela a marché. Aujourd’hui l’âne. Trouvé près de la buvette d’alpage du Mont tendre.

Une étape avec des collègues (13).

L’image du jour: au sommet de la dent de Vaulion. A part les nuages, on peut distinguer les lacs de Neuchâtel, Léman, de Joux et Brenet. C’était la surprise du jour pour nous.

Chemin des Crêtes du Jura

5.13 Ballaigues – Le Pont

montées: 793 mètres / descentes: 663 mètres / 17.09 kilomètres
temps de marche: 3h27 / temps total: 5h10

Aujourd’hui deux collègues de travail dans mon team sont venus marcher avec moi. Pour nous trois, cette étape était une première. Durant l’étape, nous avons eu tous les temps: brumeux, nuageux, ensoleillé, venteux et enfin un peu de pluie.

Après être partis de Ballaigues, nous avons longé l’Orbe. Ci-dessous, en plus de la rivière, vous verrez l’animal (ou les animaux) du jour juste derrière les branches. A noter que sur le parcours nous avons croisés plusieurs chamois qui se sont laissés approcher de plus ou moins près.

L’animal du jour: une famille de canards.

Sur le chemin, nous avons plusieurs fois croisé les lignes de chemin de fer et la rivière et vu quelques particularités.

Le sens de l’art. Devinez ce qui se trouve sur l’hydrante.
Un ancien tableau horaire datant des années 80.

Au sommet, il y avait tellement de vent que nous avons sorti les polaires et coupes-vent. Malgré cela, nous sommes restés juste le temps de faire des photos. Par chance, nous avions décidé de manger dans une buvette d’alpage quelques centaines de mètres plus loin où nous avons pu nous réchauffer.

Ensuite nous sommes descendu en direction de Le Pont et avons essuyé une petite pluie de quelques minutes. J’ai ainsi testé ma veste neuve.

Demain je repars avec Catia pour les trois dernières étapes jusqu’à samedi. Il semble que la météo sera meilleure.

En parlant de météo, voici une version amusante de station (si vous arrivez à lire la pancarte).
Après la montage, le lac de Joux. Nous voyions arriver la pluie depuis le Brassus. Nous avons juste eu le temps de boire une bière sur la terrasse du restaurant.

Une belle journée (12).

L’image du jour: lorsque l’on n’a pas de photos sur les Alpes, il ne reste qu’à faire un selfie. Ici au 1er sommet, les Aiguilles de Baulmes, dans le gris.

Chemin des Crêtes du Jura

5.12 Ste-Croix – Ballaigues

montées: 798 mètres / descentes: 981 mètres / 18.90 kilomètres
temps de marche: 3h55 / temps total: 4h51

Après l’arrêt de jeudi pour la 2ème injection anti-covid et de vendredi pour contrôler les éventuels symptômes me voilà reparti pour la 12ème étape avec Catia.

Je m’en réjouissais. La météo avait annoncé une belle journée ensoleillée avec seulement quelques cirrus. C’était peut-être vrai sur le plateau, mais dans le jura il y avait encore bien des nuages au sommet des crêtes ce qui finalement nous donnait encore moins de vue qu’en début de semaine. Le beau temps est finalement arrivée en fin d’étape alors que nous étions en train de redescendre à Ballaigues. A 6 heures près, on peut-être eu une meilleure vue. C’est la vie.

Le point de vue des Aiguilles de Baulmes.

Nous nous sommes déplacés d’abord sur les Aiguilles de Baulmes puis au sommet du Suchet. La 2ème montée qui faisait peur à Catia était finalement simple. Lorsque l’on marche pas après pas cela va toujours. Sur les Aiguilles de Baulmes il y avait la possibilité de visiter la cave noire. J’ai fait l’impasse dessus. Je vous laisse voir dessous pourquoi.

Avec un sentier rocailleux et humide, l’avertissement sur le panneau et la présence de Catia, beaucoup de raisons de renoncer à cette visite.

Sur le chemin de la 1ère montée, nous sommes tombés sur une fontaine en bois gravée pour la fête cantonale de lutte à Châtel-St-Denis. Qui sait pourquoi elle se trouve au-dessus de Ste-Croix. Nous n’avons pas la réponse.

Durant toute la marche, nous avons traversé des passages avec les « Toblerone » de l’armée suisse et vu des fortins dans différents pâturages, signe que nous nous rapprochions de la frontière française. Il est possible que notre belle armée se prépare à contrer une invasion si l’équipe de Suisse gagne le match lundi prochain.

L’animal du jour trouvé fortuitement à coté du Chalet de Grange-neuve.

un petit quizz pour finir cette chronique. Quelle est cette gare de caractère international?

La gare de Vallorbe. Son malheur (pour les CFF); elle est classée et donc protégée.

Comme la météo nous rejoue le grand acte de pluie, tonnerre, éclairs et grêles pour la semaine prochaine, je verrai au jour le jour à quel moment la prochaine étape pourra avoir lieu.

A nouveau dans le bon sens (11).

L’image du jour: heureusement, j’avais des chaussettes de rechange. Au sommet, aération pour sécher et repartir.

Chemin des Crêtes du Jura

5.11 Mauborget – Ste-Croix.

montées: 677 mètres / descentes: 791 mètres / 16.95 kilomètres
temps de marche: 3h26 / temps total: 4h00

Sur le chemin ce matin, j’étais en train de me réjouir d’avoir à disposition en Suisse d’un réseau de transports publics performants qui me permettent selon la météo de soit redescendre en plaine ou de rentrer à la maison.

Il suffit de lire le blog d’Eric Steger pour voir que les conditions qu’il endure parfois sur son sentier des Appalaches sont totalement différentes. Il a notamment subit un orage lundi dernier qui lui a complètement rempli sa nouvelle tente d’eau et de boue. Et pas question pour lui de rentrer. Il a dû se débrouiller sur place. Nota bene: ce n’est pas comparable avec mon petit tour, il a franchi la semaine passée les 1’000 miles (donc plus de 1’600 km). Si vous êtes intéressés: http://www.trailjournals.com/journal/24844

Aujourd’hui je repart dans le bon sens depuis Mauborget. Au moins j’ai remarqué que deux chauffeurs de bus peuvent appréhender le croisement sur route étroite de manière différente. A Porsel déjà le chauffeur du bus avait toutes les peines à passer le village sur la demi-moitié de chaussée libre, le reste étant en cours d’asphaltage.

Arrivé à Mauborget, j’étais hors nuages. Mais bien sûr la plaine en était recouverte, donc pratiquement aucune vue sur les Alpes. Je suis donc parti en direction du Chasseron en me rappelant que Catia avait entendu à la radio qu’il fallait être prudent en forêt. Avec la pluie, les sols étaient détrempés et les arbres fragiles pouvaient être déracinés. J’en ai vu un, mais heureusement aucun ne m’a fait le coup en passant.

Effectivement cela peut arriver.

Comme vous l’avez compris avec la photo du jour, l’herbe était gorgée d’eau. J’avais donc les pieds complètement mouillés après 20 minutes de marche, surtout à cause d’un sentier avec de l’herbe haute. J’ai donc adapté mon allure pour éviter un frottement dans les chaussures et des désagréments plus importants.

Aujourd’hui devait être spécial pour les troupeaux croisés dans les pâturages. Tous mugissaient et des éléments isolés ou des groupes me suivaient presque systématiquement. J’ai même dû deux fois me retourner pour stopper certains téméraires qui s’approchaient trop près. Si quelqu’un connaît la psychologie animale, prière d’éclairer ma lanterne.

A un certain moment, le sommet est en vue et sans nuages. Avec le soleil, voilà qui redonne du pep pour continuer. Malheureusement au sommet, la vue sur les Alpes est toujours bouchée et des nuages commencent à se coller le long des flancs de la montagne.

Le sommet du Chasseron au loin.
Au vu de cette évolution, je décide de repartir au cas où.

Après le Chasseron se trouve un autre sommet nommé Petites Roches qui sert également d’arrivée à un tire-fesse. Je suis toujours étonné du nombre d’installations encore en fonction dans cette région.

Une petite photo depuis les Petites Roches.

Ensuite c’est la descente en direction de Ste-Croix. Dans ce « satané » Jura, il y a toujours des arbres pour cacher la vue. Donc je n’aperçois la ville qu’à la dernière minute. Comme Catia m’a demandé pourquoi Ste-Croix était connue, je vous livre la réponse Wikipedia: le lieu servait de point de passage du temps des romains. Ste-Croix est aussi connue pour ses boîtes à musique.

Vue sur Ste-Croix. Vous voyez les arbres… et le départ de la prochaine étape.

Demain, je reçois la 2ème dose de vaccin anti-covid. J’espère qu’il n’y aura pas d’effets secondaires. J’aimerais marcher ce weekend. A voir.

J’allais oublier l’animai du jour. J’ai essayé de prendre en photo un écureuil. Mais sans un bon téléobjectif, c’est impossible. Il ne me reste donc plus qu’à vous montrer à nouveau un adepte de l’humidité.

L’étape à l’envers (10).

L’image du jour: au départ de l’étape, en gros plan entre les différentes strates de nuages le Moléson, le Teysachaux et la Dent de Lys.

Chemin des Crêtes du Jura

5.10 Mauborget – Noiraigue (via le cirque du creux du van).

montées: 508 mètres / descentes: 945 mètres / 22.12 kilomètres
temps de marche: 3h53 / temps total: 4h14

Avec cette étape, j’ai dépassé les 200 kilomètres de marche. il me manquait 560 mètres jeudi passé.

Avant de vous expliquer l’étape, j’aimerais vous expliquer comment on fait 8 km en bus en 36 minutes. Comme il y a des travaux entre Fontaines-sur-Grandson et Villars-Burquin (regardez sur la carte), nous sommes passés par Champagne, Bonvillars et Fontanezier. C’est fou ce que les routes sont étroites. Nous avons même attendu env. 10′ pour laisser deux bus descendre parce que l’on ne pouvait pas croiser en route.

C’était un pari d’aller marcher. La météo annonçant des risques d’orages. Mais bon, il y a eu du soleil durant toute la marche. J’étais en forme après trois de repos.

Le soleil perçant la couche de nuage au départ de l’étape.

Comme Francine l’a remarqué, j’ai marché cette étape à l’envers. De Mauborget à Noiraigue. C’était pour être plus rapide. Je voulais être sûr d’arriver avant la potentielle pluie et aussi parce que j’avais un séance pour les transports en après-midi. Le bonus étant que je pouvais acheter des chocolats à l’absinthe pour la fête du 18 juillet à Noiraige.

Ces chocolats vous attendent avec le café le 18 juillet. Une bonne raison de venir.

Après le départ, la majorité du parcours s’est déroulé dans ce que j’appelle « les vallées latérales », donc sans vue et travers les pâturages, les forêts et sur les chemins. Cela m’a permis de calibrer la vitesse de marche et surtout d’avoir la confirmation que mes souliers n’étaient pas vraiment étanches. Dans les prés j’ai eu le temps de mouiller le dessus de mes chaussettes. Heureusement qu’il n’y en avait pas trop.

A propos d’humidité, voici l’animal du jour. J’en ai vu un tas durant la promenade.
Je n’ai pas trouvé l’explication sur internet. Quelqu’un saurait-il l’origine de cette plaque?
Cherchez l’erreur. Comment trouver le sentier? Mais en fin de compte on trouve toujours son chemin, même si l’application bipe.

Le clou du jour reste le cirque du creux du van. c’était ma 1ère fois. Très belle vue et beaucoup de monde. D’ailleurs on peut parquer à moins de 10 minutes. La majorité des personnes sont par contre venues à pied.

Depuis la droite.
Depuis la gauche.
Avec quelques bêtes en prime.

De retour à Noiraigue, j’ai aussi acheté une saucisse sèche à l’ail pour accompagner mon pain. Et c’est assis sur une chaise-longue sur le quai que j’ai pu admirer la formation des premiers nuages. La météo ne présage rien de bon pour le reste de la semaine. A voir.

L’étape 9.

L’image du jour: et l’animal du jour. Il est un peu statique mais cela m’évitera de vous montrer la souris morte sur le chemin.

Chemin des Crêtes du Jura

5.9 Les Hauts-Geneveys – Noiraigue

montées: 890 mètres / descentes: 1’088 mètres / 22.90 kilomètres
temps de marche: 5h12 / temps total: 6h52

Journée assez chaude mais je ne me plaindrai pas de la marche au soleil. C’est vrai après avoir utilisé les trains climatisés des CFF, je me suis rendu compte que durant la marche, il y a au moins de temps en temps des courants d’air ou des coins d’ombre. En fin de compte on transpire moins.

L’étape nous a donné l’occasion de monter à la tête de Ran et de voir non seulement un parapentiste décoller, mais aussi de voir enfin la Tchaux.

Après avoir attendu un certain temps le souffle magique, ce parapentiste a enfin le vent arrière qui lui permet de décoller.
La Tchaux au loin. Mais je ne pense pas que l’on puisse deviner Saignelégier d’après l’angle de vue.

Petit passage à travers une place de tir (les Sagneules, me semble-t-il), puis du restaurant de la Tourne. Belle terrasse, mais donnant sur la route. Du coup, je me demande si c’est vraiment confortable avec la circulation.

Vous comprenez notre grande joie à l’idée de traverser ce pâturage le jour le plus chaud de la marche.
Pour Francine, quelques belles fleurs sauvages dans une haie.

Puis montée sur les Tablettes qui nous réserve une belle surprise. Une plateforme bien nommée « Rocher de Tablettes – La Tourne » avec vue dégagée sur la plaine d’Auvernier à Boudry. Puis quelques centaines de mètres après le virage sur le Val-de-Travers.

Vue de la plateforme.
Le Val-de-Travers.

Depuis ce point, nous avons eu droit aux montagnes russes. Montée, descente, montée, descente, ainsi de suite. Bien sûr pas des grosses, mais à la fin pas mal de dénivelé. Juste avant d’arriver à Noiraigue, une grande descente que je n’aurais vraiment pas aimé faire à la montée. J’étais vraiment content d’arriver à destination. Avec la chaleur et la transpiration, je commençais à avoir « le loup ».

Pas toujours facile pour les arbres. Le terrain caillouteux a été fatal à celui-ci.
Nous sommes passés à coté de l’antenne du sommet. Saviez-vous qu’il y a possibilité de faire une via ferrara dans les rochers?

Par chance, la gare de Noiraigue possède un kiosque bien fourni. Glace, boissons fraîches et chocolats à l’absinthe ont fait notre bonheur en attendant le train.

A présent petite pause pour les affaires familiales. J’espère pouvoir repartir mardi prochain.

Enfin le lac (étape 8)

La photo du jour: je sais, le titre est un peu tiré par les cheveux. Mais comme je suis allé pour une fois au bord d’un lac, j’en profite. Ici le lac de Neuchâtel depuis… Neuchâtel. Je suis d’ailleurs en train d’écrire ce blog assis sur un banc. En arrière fond légèrement sur la droite, on peut distinguer (en agrandissant) le Moléson.

Chemin des Crêtes du Jura

5.8 Nods – (Chasseral) – Cernier

montées: 935 mètres / descentes: 992 mètres / 20,90 kilomètres
temps de marche: 4h36 / temps total: 6h05

Aujourd’hui marche arrière (enfin partiellement). J’ai le plaisir de débuter par la montée de Nods au Chasseral que j’avais faite à la descente hier.

Mais avant, j’ai fait un petit tour par la vieille ville de La Neuveville pour aller me ravitailler chez un boulanger. J’en profite pour vous mettre une photo qui montre le charme de la bourgade. Par contre toutes les routes sont étroites. On se croirait en Sicile. Chapeau en tout cas aux conducteurs des bus. Cela passe régulièrement au millimètre.

J’ai pris la photo ce matin pour éviter que la foule pense que je les prends également.

Cette fois je suis rodé pour les montées. Mettre la petite rampante, garder le rythme, boire régulièrement et on évite de souffler comme une locomotive en arrivant en haut. Je voulais en profiter pour manger un glace. Mais apparement à 10 heures c’est trop tôt. Je vais me rattraper ce soir.

Le dernier bout était au soleil. Mais heureusement un vent latéral a aidé à garder un peu de fraîcheur.

Ensuite il a fallu tout redescendre de l’autre coté. Le chemin au début avait l’air d’un déjà vu. N’est-ce pas Hyacinthe et Richard. Les autres membres de la famille devraient reconnaître aussi.

Au fond au lieu d’aller sur la droite comme durant la marche de famille, je suis parti à gauche.

Durant la descente j’ai pu assister à l’excitation du bétail lorsque de nouvelles têtes arrivent. Un camion avait débarqué un troupeau. Il fallait voir ces mouvements rapides dans le pré. Comme vous pouvez le constater, c’était la partie au soleil. Au fond du chemin, je suis passé devant une ferme avec une petite terrasse restaurant. Le chien de la maison m’a donnée la photo de l’animal du jour.

C’était le seul chien que j’avais vu jusqu’ici qui était seul. Ainsi je l’ai pris en photo. Mais vous constaterez que ma tête ne lui revenait pas.

Après cela descente des gorges de la combe biosse. Le chemin était très caillouteux ce qui rendait la marche difficile. Au fond, j’y trouve des nains de jardin qui avaient sûrement besoin d’ombre. 😁

C’est pas franchement de l’art, en tout cas de mon point de vue.

Durant mon périple je suis passé par Le Pâquier NE. Point positif, le coin de jeu avec banc à l’ombre où j’ai pu dîner tranquillement. Point négatif, un long tronçon goudronné à parcours juste après 12 heures. Heureusement, j’ai eu droit à un peu de compagnie juste avant d’atteindre la forêt.

Les pauvres avaient aussi chaud que moi. Heureusement que leur propriétaire les faisait rentrer à l’étable.
Un petit Check avec chapeau et lunettes avant d’entrer à nouveau dans la forêt.

Le dernier tronçon m’a amené à Cernier au lieu de La Vue des Alpes en raison de l’absence de transports publics à cet époque de l’année. Mais c’était bien pour moi. Bientôt devrait passer un train à Cernier (je parles de 2035) et comme je travaille sur le projet en ce moment avec mes collègues, je voulais voir la situation de visu. C’est fait.

Le train devrait sortir de Chaumont et traverser le val-de-ruz soit en souterrain, soit en tranchée ouverte puis passer sous la Vue-des-Alpes-

J’avoue que me déplacer en transports publics me fait passer par des endroits que je n’aurais jamais découvert autrement. Ce soir pour me déplacer de Cernier à Neuchâtel Place Pury, le bus a joué avec la semi-autoroute depuis Boudevilliers. Catia vient d’arriver. Elle m’accompagne demain.

Ainsi avec cette 8ème étape je suis arrivé à la moitié du périple.

Encore une belle étape (7).

L’image du jour: il reste de la neige dans le jura. J’ai trouvé cette petite tâche juste avant l’antenne du Chasseral.

Chemin des Crêtes du Jura

5.7 Frinvillier–Chasseral

montées: 1215 mètres / descentes: 866 mètres / 22,61 kilomètres
temps de marche: 4h54 / temps total: 6h48

Encore une belle journée. Jusqu’à présent le Weissenstein et le Chasseral restent les deux plus beaux points de vue. Même si aujourd’hui les nuages commencent à se reformer sur les Alpes.

Au départ de Frinvillier ce matin, une belle montée de 4 km avec un dénivelé de 500 mètres. J’ai décidé d’y aller mollo pour éviter de me brûler sachant qu’il faudrait continuer à monter encore sur les 14 km suivants avant d’atteindre la tour du Chasseral.

Entre les branches, je surplombe la E27. Un autre point de vue que l’on a pas en voiture.
J’en profite pour mettre directement l’animal du jour. Un lézard.

Durant cette première heure, on voit ensuite au loin Reuchenette et ses grands silos des ciments Vigiers. D’ailleurs on passe aussi de l’autre côté pour voir l’endroit où sont extraits les roches.

Durant la marche j’ai enfin trouvé la place centrale du Jura. C’est fou comme elle bien cachée. En parlant de jura, c’est fois c’est sûr on est bien dans le jura jurassien. Il suffit d’entendre parler les randonneurs.

La preuve que je n’invente rien.

A force de monter, j’aperçois finalement l’antenne au loin. Mais je ne me suis pas fait avoir. Elle a l’air proche. Il reste bien quelques kilomètres. Donc pas après pas, je me suis rapproché de l’objectif. Enfin du premier, parce qu’après l’antenne il restait encore 4 km jusqu’à Nods.

Proche et loin à la fois.

A partir de ce point, j’ai pris le temps de filmer plusieurs fois la plaine et les alpes. C’est le seul moyen de se rendre compte du paysage. Les photos ne suffisent pas.

Une courte vidéo

Puis je me suis arrêté au restaurant du Chasseral. Je voulais au début, manger une glace. Mais j’ai opté pour de la boisson car j’avais soif. En tout, j’ai bu 2,5 litres durant le parcours. Puis descente sur Nods à pied, sachant que je referai le chemin inverse à la montée demain.

Je connais pas mal les transports publics, mais c’est la 1ère fois que je vois passer 2 bus à la même minute au même arrêt marqués les 2 « 132 La Neuveville » et allant en sens inverse. Après recherche, le 1er passe par Le Landeron et l’autre (j’étais dedans) par Prêles. Ils arrivent les 2 à La Neuveville à 3`d’écart. Je vous laisse deviner lequel.

Pour finir, la vue du Chasseral depuis Nods. Vous comprenez ma douleur pour demain?

Une belle étape (6).

La photo du jour: pour une fois je commence par une photo d’eau. Ici l’Aare à Soleure en attendant le train en correspondance.

Chemin des Crêtes du Jura

5.6 Weissenstein–Frinvillier

montées: 630 mètres / descentes: 1314 mètres / 24,69 kilomètres
temps de marche: 4h51 / temps total: 5h46

Enfin la journée idéale. Celle où l’on voit les Alpes. Il faut donc avoir une haute pression et de l’air sec pour garantir une si belle vue. Le parcours offrait heureusement de longues sections dégagées en hauteur. J’aurais dû embarquer Francine et son super appareil photo pour des prises de vues fantastiques.

Vue panoramique. En agrandissant l’original on distingue bien les sommets.

Sur le début du parcours, un classique planétarium ainsi qu’une œuvre plus originale jouant au gré du vent. Dans la forêt, l’odeur de l’ail des ours, ce qui aurait fait plaisir à Catia.

Pluton se trouvait à plus d’une heure et demie de marche.
Le vent bouge les tubes ce qui crée une mélodie aléatoire.

Une partie du parcours m’a rappelé les flancs du Moléson. D’un côté la crête, de l’autre un pâturage.

Le long pré traversé avec une super vue sur les Alpes. Au loin je distinguais l’antenne du Chasseral, destination de l’étape de semaine.

Entre les deux crêtes, j’ai crû un moment devoir à nouveau tout descendre et remonter. Heureusement, un sentier caché dans les arbres m’a évité cela. C’est à ce moment que je pouvais deviner l’endroit où était cachée la future ville jurassienne. Sur l’autre crête, un message. Mais je n’ai pas encore compris lequel: le vent ou l’éolienne?

Avouez que le message est sibyllin. Celle-ci tournait avec le faible vent, contrairement à celle plus loin dans le pré.

La partie du parcours après le repas s’est faite dans la forêt, ce qui est agréable lorsqu’il faut chaud. Comme Francine me l’a laissé entendre, le lac de Bienne n’était pas loin. Le voici qui apparaît devant moi lorsque j’arrive sur le prochain pâturage.

Le lac au loin.

Je me suis retrouvé juste après Unter-Bürenberg en direction de (Romont BE) Plagne à traverser une zone particulière qui n’est pas signalée sur Google. Dans un espace parsemé d’arbre (comme une grande et longue clairière) pleins de maisons que l’on pourrait croire résidences secondaires, mais qui semblent pour une bonne partie habitées à l’année. La preuve par les boîtes à lettres posées devant. Je me demande comment ils ont pu construire comme ça dans la nature.

Cette maison semblait rénovée, d’autres neuves.

La dernière partie du parcours fût dure. Tout kilomètre après les 20 km compte double, la fatigue se faisant toujours plus sentir. Je croyais ne jamais arriver à destination: Frinvillier. A vu du dénivelé positif de demain, je croise les doigts. Désolé Francine, aucun (nouvel) animal trouvé aujourd’hui.

Je dois aussi préciser qu’aujourd’hui, le parcours touchait trois lignes ferroviaires:
-celle utilisée le matin qui relie Soleure à Moutier avec passage à pied sur le tunnel du Weissenstein.
-passage à pied sur le tunnel de Granges (ligne reliant Bienne à Moutier).
-celle utilisée le soir qui relie La Chaux-de-Fonds à Bienne.

La gare de Frinvillier perdue au milieu des routes.

Grâce à Hyacinthe je n’oublie pas de préciser que je suis arrivé à la frontière linguistique. Dès demain je serai en terre romande. J’avais aussi oublié la grève des femmes. Le cortège de Bienne me le rappelle aussi.

5ème et dernière étape de la semaine.

L’image du jour: je m’inquiétais d’avoir pratiquement photographié tous les animaux possibles dans des pâturage. Et voilà qu’à la sortie de Basthal nous tombons par hasard sur un étang de poissons rouges.

Chemin des Crêtes du Jura

5.5 Balsthal–Weissenstein

montées: 1203 mètres / descentes: 445 mètres / 19.98 kilomètres
temps de marche: 4h33 / temps total: 6h29

Nous sommes partis relativement tôt ce matin, vers 7h45 puisque nous n’étions pas tributaires d’un transport. Nous avions pu admirer le début de parcours en mangeant sur la terrasse du restaurant. La réalité était comme l’impression: une rude montée d’environ 1 heure puis une montée plus légère d’à nouveau 1 heure. Durant la montée nous entendions en arrière plan les tambours s’entraîner en vallée et aussi les tireurs s’exercer: pan, pan, pan…. et cela durant toute la montée. Nous apercevions aussi au début à travers les arbres la piscine communale. Quelle envie de se jeter à l’eau.
Sur ce tronçon j’ai pu prendre l’image ci-dessous. Encore un sujet potentiellement polémique dans une commune. Mais pas là.

Regardez cette belle éolienne bien intégrée dans le paysage!

Toute cette montée pour arriver au sommet et trouver…. Une installation militaire. Il n’y a qu’eux pour pouvoir construire une route d’accès à coté du point de vue.

Nous arrivons ici au premier sommet de la journée et nous constatons que nous aurions pu venir en panzer jusqu’ici.
Est-ce que cette boulé vous rappelle quelque chose? Peut-être que l’armée suisse contrôle les drones américains…

Tout de suite après, nous sommes redescendus de presque la moitié de la hauteur gravie. Sachant que l’arrivée se trouvait à la même hauteur que le 1er sommet, nous savions qu’il faudrait tout re-grimper. Nous sommes arrivés dans une vallée latérale où les bikers et les moteurs peuvent s’en donner à cœur joie. Ici surprise de voir un troupeau de chevaux.

Il est rare de ne voir que des chevreaux.

Puis 1er repas où j’ai pu / dû utiliser l’opinel reçu de la SNCF pour couper pain et saucisson.

Le saucisson vient d’Italie.

C’est ensuite que cela c’est gâté. Nous sommes redescendus de quelques centaines de mètres et il a fallu remonter cela au soleil et sans un souffle d’air. Quand vous sentez la chaleur sur votre visage et l’énergie quitter vos jambes, il faut trouver la motivation de continuer. Surtout lorsqu’un autre couple vous dépasse.

Donc le rouge c’est la chaleur et pas un coup de soleil.
Est-ce que quelqu’un connaît cette race?

Quelle belle vue avant la dernière montée. Justement, à ce stade, nous pensions que l’objectif était le sommet devant nous. Cela coupait les jambes de Catia. Heureusement, ce n’était pas le cas. Nous avons marché sur la droite de la montagne et sommes arrivés après 3 km au Weissenstein, 300 mètres plus haut. Entre-deux, un parc aventure avec la possibilité de griller et de se déplacer dans les arbres. Il était plein.

on pensait devoir arriver sur la crête à gauche de Catia au milieu de la photo. Mais ce n’était pas le Weissenstein.
Endroit du parc aventure avec belles places de parc. Pour nous, encore 200 mètres de dénivelé.

Voilà la fin de la 1ère semaine et 108 km de marche entre Dielsdorf et Weissenstein. Je me réjouis de passer dimanche à la maison. La semaine prochaine, j’ai pour l’instant prévu de marcher de lundi à mercredi. Jeudi et vendredi sont incertains au niveau de la météo. Je n’ai pas encore atteint mon objectif. Observer les Alpes depuis le Jura. J’ai remarqué en passant à Berne que l’on distinguait nettement mieux les sommets des Alpes. Peut-être aurais-je dû choisir le Mittelland?

En tout cas pour demain et pris d’une photo mardi: