Arrivée à Berlin.

Les roues viennent de se poser sur le tarmac de Berlin Schönefeld et, déjà, le pilote nous annonce que les bus qui doivent nous amener de l’avion au bâtiment D sont en retard et nous prie d’attendre. C’est pas pour faire dans le cliché d’entrée de jeu, mais une chose est sûre, je ne suis pas en Suisse. Après quelques minutes d’attente je débarque donc dans le bâtiment D ou je cherche du regard le type de l’institut, celui vers qui je dois me rendre dès mon arrivée. Personne. J’attends une demi heure avant d’appeler l’école. Au téléphone on m’annonce que mon chauffeur aura du retard à cause d’un autre vol. « Mon chauffeur? » J’ai pas commandé de chauffeur. On ressort le téléphone, petit message pour savoir si quelqu’un en aurait commandé un pour moi et apparemment « oui, c’était inclus ». Ah. J’étais pas au courant. Tant mieux. Soudain je vois une fille qui s’approche de moi avec un classeur dans la main. Mon chauffeur serait-il arrivé? « Are you Thierry?
– No.
– Oh sorry… » Et c’est reparti pour attendre.

Plus tard, alors que je m’ennuyais en fixant mon natel, on m’interpelle: « Elias? », c’était mon chauffeur. Parfait. Elle (parce que c’est une femme et non parce que je pratique le freestyle de pronoms) m’explique que son job le dimanche c’est de faire des allers-retours entre l’école et les aéroports ou la gare et que le premier vol ce matin avait eu 1h30 de retard donc ça avait décalé tout son emploi du temps. Le tout en allemand bien sûr. C’est là que je me rends compte que je vais devoir tenir 35 minutes de conversation en allemand pour éviter un énorme silence gênant dans la voiture. Top comme mise en bouche (c’était ironique, je ne suis pas complètement maso).

Je passe les détails de la conversation pour vous parler de l’école. C’est un bel endroit, les gens ont l’air sympa et le souper était okay. C’est après celui-ci que je rencontre mon colocataire. Il parle bien anglais, il a vingt ans, il est roumain et j’ai pas compris son nom. Merde. J’ai tout compris tout retenu. Sauf son nom. Je mérite vraiment un applaudissement sarcastique. Je vous laisse imaginer le moment super cool où je devrai lui dire « I forgot your name »….

Bref, demain j’ai un test d’entrée à passe en première heure et, d’après mon coloc, le niveau ici est trop haut par rapport au niveau réel donc je risque de me retrouver à prendre des cours B1 au lieu de B2. Papa tu disais « accessible »?
Bon je vais aller me coucher. Je suppose que j’aurai besoin d’être en pleine forme demain. Passez une bonne nuit!

vous fait un bisou en allemand

Une réflexion sur « Arrivée à Berlin. »

  1. Hello cher Elias, c’est toi qui a eu une nuit agitée et c’est moi qui me réveille ce matin jeudi 20 juillet, en me disant : mais c’est bien sûr… faudrait pas que j’oublie d’aller voir le site si Elias aurait mis des commentaires par hasard ! » C’est le moment que je me bouge les fesses .. hihihi.

    Lorsque je me connecte, que vois-je ? Ô super magnifique, déjà 3 beaux textes d’aventures à me mettre sous les yeux. Trop cool ton style d’écriture Elias; tu as pris le talent de la famille. Bravo. Je me réjouis donc de lire tes aventures au fur et à mesure.

    Mdr… pour le prénom du Coloc’ … tu feras comme moi une fois que j’étais dans le même cas, je faisais le maximum pour ne pas devoir prononcer le prénom de la personne; je réfléchissais à fond les manettes pour tourner mes phrases. Sinon tu diras : « Eh you… et après tu poursuis avec ta phrase »… Mdr.

    Quel bal à cet aéroport… c’est vrai que parfois, on vit des grands moments de solitude… Pas triste.

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